ARTEFACT À DÉCOUVRIR : le tarare*

Cet instrument, aussi appelé trieur à grains, était utilisé durant les récoltes lors du vannage. Le nom « tarare » vient du bruit qu’il émettait lors de son fonctionnement.

Ce type d’instrument est apparu au début du XVIIe siècle aux Pays-Bas. Il est constitué d’un ventilateur et de grilles actionnés par une manivelle. Son rôle est de séparer le bon grain des poussières, mauvaises graines, bouts de paille, etc. Pour l’utilisation de la semence, il fallait les trier avec des grilles vibrantes et des alvéoles rotatives. Chaque grain étant caractérisé par une longueur, une largeur et une épaisseur, ces caractéristiques guidaient le choix des grilles des nettoyeurs-séparateurs et des cylindres pour les trieurs alvéolaires. Les grains devaient passer par un ensemble de tamis intérieurs, ce qui permettait d’affiner le nettoyage ou le calibrage de la graine. Nettoyer les céréales avant le stockage ou le séchage est une étape primordiale pour assurer leur qualité. Les moissonneuses-batteuses ont remplacé les tarares, lesquels ont remplacé les vans.

Ce tarare, qui date d’environ 1885, vient de l’Institut de technologie agro-alimentaire de La Pocatière. Il a été confié en 1974 au Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation (anciennement musée François-Pilote).

* Cet article a été publié dans l’édition d’avril 2016 du magazine L’UtiliTerre, une publication mensuelle issue du journal La Terre de chez nous. La version électronique de l’article est disponible ici.