ARTEFACT À DÉCOUVRIR : des charrues anciennes*

Le labour, qui se fait habituellement à l’automne, sert à ameublir la terre et à la préparer à recevoir les semis. De plus, il permet d’enfouir les résidus des cultures précédentes, les mauvaises herbes et le fumier, en plus d’accélérer la minéralisation de la matière organique en faisant augmenter la température du sol. La charrue possède les mêmes parties que l’araire, mais elle est aussi dotée du coutre, une lame de fer destinée à découper la motte de terre, qui est ensuite soulevée par le soc et renversée par le versoir. La charrue est cependant beaucoup plus lourde que l’araire et nécessite deux mancherons pour assurer une bonne conduite par le laboureur.

Le Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation détient dans ses collections plusieurs modèles de charrues, notamment une charrue à rouelles, dont le timon est soutenu par deux petites roues. Celle-ci doit être tirée par deux bœufs : le sol est coupé verticalement par le coutre et horizontalement par une pointe de métal. Le soc se prolonge par un versoir qui retourne le sillon de terre.

Fait intéressant : l’une des charrues anciennes du musée a servi à illustrer un timbre canadien.

Chaque mois, découvrez un objet de la collection du musée.

* Cet article a été publié dans l’édition d’octobre 2016 du magazine L’UtiliTerre, une publication mensuelle issue du journal La Terre de chez nous. La version électronique de l’article est disponible ici.

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