ARTEFACT À DÉCOUVRIR : le carcan*

Autrefois, les cultivateurs passaient au cou de leurs animaux des carcans en bois ou en métal, genres de colliers, afin de les empêcher de lever les genoux assez haut pour sauter par-dessus les clôtures ou les haies. Différentes formes de carcans existaient, selon les espèces animales. Il y en avait pour les chevaux, les bœufs, les vaches, les veaux, les moutons, les cochons. Ils avaient tous la même fonction, soit d’entraver les mouvements des bêtes et, ainsi, d’éviter qu’elles s’échappent de leur enclos. On comprendra pourquoi, dans l’usage courant, le mot « carcan » signifie « ce qui réduit la liberté ».

Au Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation, à La Pocatière, il existe différents modèles de carcans en bois, mais également en métal, conçus par un forgeron. Depuis un bon moment déjà, les agriculteurs n’emploient plus ces colliers et privilégient notamment les clôtures électriques. Nous pouvons supposer qu’aujourd’hui l’utilisation du carcan serait vue d’un mauvais œil par les défenseurs des droits des animaux.

Chaque mois, découvrez un objet de la collection du musée.

* Cet article a été publié dans l’édition d’août 2016 du magazine L’UtiliTerre, une publication mensuelle issue du journal La Terre de chez nous. La version électronique de l’article est disponible ici.

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